Le monument aux morts de Villers-Cotterêts

    © Office de tourisme Retz-en-Valois

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    La plupart des monuments aux morts français sont érigés entre 1921 et 1924. Comme beaucoup d’autres communes françaises, Villers-Cotterêts a refusé de faire ériger un moment aux morts dit « de série » que l’on choisissait alors dans des catalogues, préférant une représentation propre, historique ou symbolique.

    Au premier coup d’œil, ce monument aux morts peut paraître bien similaire à tant d'autres, il est pourtant, unique au monde. Il représente une femme qui, de son large manteau, protège les deux soldats assis à ses pieds.

    Si l'emploi d'une figure féminine sur un monument aux morts n'a certes rien d'insolite, sa signification, en revanche, l'est beaucoup plus. Dans la France d'après-guerre, on voit fleurir dans toutes les communes, des monuments aux morts plus ou moins richement décorés, parfois réalisés par de célèbres sculpteurs. La figure de la femme est alors généralement employée pour représentée la Nation Française, la Victoire ou encore la veuve. 

    Dans le cas du monument de Villers-Cotterêts, en observant le manteau plus en détail, on se rend compte que des motifs végétaux s'en échappent. C'est là tout notre indice : cette femme n'est autre qu'une allégorie de la forêt de Retz, protectrice des hommes et de la ville. Le monument est inspiré fin 1920 par Paul Bartholomé qui pensait "qu’il fallait associer la forêt magnifique protégeant les soldats pendant la bataille et les abritant après leur mort " . Les sculpteurs Arnold et Dejean se voient confier la réalisation de celui-ci.

    Le monument aux morts de Villers-Cotterêts se trouvait à l’origine sur la place du Docteur Mouflier. Il a été inauguré le 22 juillet 1923 en présence de Raymond Poincaré, Président du conseil, du Sénateur Lubersac mais aussi de personnalités militaires telles que le Maréchal Foch et le Général Mangin. Le Docteur Mouflier, devenu maire de la ville, les a accueillis dès leur arrivée à la gare.

    Dans le socle du monument, est scellé un coffret renfermant les noms des enfants de Villers-Cotterêts morts pour la France ainsi que la Croix de Guerre avec palme décernée à la Ville par citation en date du 19 avril 1921 : "A supporté vaillamment les plus violents bombardements qui l’ont gravement endommagée, sans cesser de faire preuve d’une attitude fière et digne et d’une confiance inébranlable dans le succès final. "

    Dans son discours, et pour rappeler la symbolique de ce monument, le docteur Mouflier, Maire de Villers-Cotterêts devait évoquer "la Forêt de Retz, cette admirable frondaison encerclant la Ville et reluisant au soleil comme une grosse émeraude au doigt du Valois."

    En 1952, on aménage le socle du monument afin d’y faire figurer les victimes de 39-45. Plus tard, on y ajoute le nom des cotteréziens tombés en Indochine et en Algérie. En 2005, la ville subie de grands travaux de réaménagement du centre-ville, et les autorités décident de déplacer le monument au Grand Bosquet.

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